jeudi 5 septembre 2019

poupée chérie

J'ai quitté un moment le 18ème siècle pour m'occuper d'une poupée Chérie. j'ai offert une poupée à une petite-nièce et je lui confectionne de temps en temps des vêtements. Cette fois-ci, j'ai tricoté. Voici le résultat. Il y a aussi une petite jupe cousue, trois fois rien sans patron.
Le cache-coeur est un modèle Vaniline .
Le gilet à capuche est un modèle de "les voyages de Capucine". Je crois que le site n'existe plus, en tout cas, je ne l'ai pas trouvé, mais on trouve les tutos sur Pinterest.
 Le Gilet gris, j'ai mélangé plusieurs modèles et fait à ma sauce !
Mitaines, jambières, sans modèle.
Bandeau chez Laramicelle.
Voilà ! Trois photos pour des bricoles:



Jambières, cache-coeur et bandeau sont prévus pour la tenue de danseuse qui est achetée faite et emballée.
Je vais revenir habiller mon Adélaïde, qui trouve le temps long dans ses préparatifs de voyage !

dimanche 11 août 2019

Un jupon de plus !

Oui, mais ce jupon-ci est destiné à être porté dessus. Il ne me plaît pas vraiment car il est trop épais à la taille. J'ai beau savoir que ce problème d'épaisseur revient régulièrement, il m'est parfois difficile de trouver la solution. Une fois ôtées les couches de dessous, il sera un peu plus serré mais ce n'est pas encore ça !
Il est un peu rustique, pas salissant, parfait pour une tenue de voyage.
Celui d'Adélaïde est en fin lainage, le mien est en coton tissé; le lainage n'aurait pas été possible, surtout à la taille. J'ai ménagé deux grandes ouvertures latérales pour atteindre les poches ( que je vais bientôt attaquer ). Pour ce faire, le jupon a des liens que j'ai noués d'abord sur le devant, là où c'est un peu plus plat, puis dans le dos où ils seront dissimulés à l'intérieur.
Cela peut paraître exagéré de mettre autant de liens pour fermer les vêtements mais n'oublions pas qu'à cette époque, on avait à disposition des crochets, des liens et des épingles pour faire tenir ses habits. Les boutons existaient mais on les remarque surtout comme éléments décoratifs sur les riches vêtements des hommes où on les trouve à profusion.
Je pose parfois des pressions parce que c'est vraiment plus pratique à l'échelle d'une poupée et pour mettre et enlever les tenues mais je ne perds pas de vue que l'usage des liens étaient courant chez tout le monde.
Voici les photos, vous comprenez pourquoi ce jupon ne me satisfait pas; je verrai comment adapter un corsage à cette taille "épaissie".





Voilà ! Maintenant, je pense m'occuper d'une paire de poches; rien ne dit qu'Adélaïde n'en aura pas une deuxième mais je vais commencer par des poches pratiques, pas trop décorées, pensées pour le voyage.


lundi 15 juillet 2019

Adélaïde gilet matelassé

Voici une pièce de la garde-robe que je n'avais pas prévue au départ mais que j'ai croisée au fil de mes recherches: un gilet matelassé. Je ne sais pas comment s'appelait cette pièce mais j'en ai vu plusieurs exemples dans les musées.
 Au Moyen-Âge, on parle déjà de ce type de vêtements, portés sous les autres et destinés à protéger du froid, femmes ou hommes indifféremment. Un gilet doublé, rembourré et surpiqué pouvait aussi être porté par le soldats pour se prémunir contre les armes ennemies.
Adélaïde va voyager sur le Saint-Laurent et chaque matin, le départ sera donné très tôt; elle sait qu'elle devra affronter le froid du petit matin et l'humidité du fleuve. Un bon gilet matelassé sera une protection efficace contre ces éléments. Elle le retirera quand il fera meilleur dans la journée.
Lorsque "mon" Adélaïde revêtira la tenue de voyage complète, elle ne portera pas toutes les couches  de vêtements, sous peine de ressembler à un ( joli ) tonneau. J'ai fait cette pièce pour le plaisir.
Je suis un peu déçue car on ne voit plus le motif de feuillage, patiemment dessiné; une fois matelassé, il est perdu ! Et je ne sais pas comment fermer proprement ce gilet.
Finalement, j'ai essayé la pose de petits oeillets comme je le fais en scrapbooking. L'épaisseur rend le travail délicat mais bon, j'y suis arrivée; ça ne tiendra peut-être pas longtemps mais ce gilet n'est pas destiné à être mis et enlevé sans cesse.
Le lacet est une petite cordelière faite avec un coton à broder Ulenhof, mat. Voici le schéma que j'ai trouvé sur Pinterest et qui m'a permis de faire mon patron.


Quelques exemples historiques




Et maintenant, le résultat de mon travail sur Adélaïde. J'avais imaginé quelque chose de plus raffiné mais comme toujours, l'échelle de travail me pose problème.  




On aperçoit deux petits points de broderie rouges sur l'arrière. je les ai faits pour donner une forme un peu "cintrée", très peu mais ça permet au devant de rester ouvert afin que le laçage soit possible.
Bon, passons à la suite...Qu'est-ce que ça va être? La suite de la garde-robe mais je ne sais pas encore quelle pièce je vais attaquer. Une jupe, certainement car pour le moment, Adélaïde n'en possède pas assez...

samedi 22 juin 2019

les jupons suite

Le premier jupon ne me satisfaisait pas vraiment et à force de le regarder sous tous les angles, j'ai conclu que c'est le "cul" qui n'allait pas. Il était un peu trop volumineux. Me voici donc partie pour faire un troisième exemplaire; oui, je n'ai même pas parlé du premier !
Celui-ci est plus modeste mais pour un usage assez fréquent, il me semble plus réaliste. Dans la foulée, j'ai réalisé un deuxième jupon, un peu plus fin que le premier. Voilà le résultat, le "cul" et les deux jupons par-dessus.
J'ai dessiné une forme qui correspondait aux mesures du jupon; en effet, il faut tenir compte de la différence de hauteur entre le devant, les côtés et le dos, le "cul" prenant de la place, il faut tout de même arriver bien droit au niveau de l'ourlet.
Je vais combiner encore un ou deux jupons, toujours dans l'optique d'une garde-robe de voyage.
Voici le nouveau "cul" porté sur la chemise.

Je rajoute le jupon rose...

...Et le jupon blanc par-dessus...

On retrousse...

...Une vue plus sage...

Je rajoute le corset sous les deux jupons et le "cul"...

...La même chose de profil.
Voilà pour le moment; je pense à un modèle de jupon un peu chaud et puis un autre plus "falbalas" pour le bal. On va voir tout ça, à très vite !

samedi 15 juin 2019

Les jupons d'Adélaïde

Jusqu'au 19ème siècle, on parlait des jupes pour désigner les différentes couches portées de la taille au sol.On dirait aujourd'hui jupons et jupe pour la dernière. Mais s'ils portaient le même nom, ils n'étaient pas tous semblables.
Comme toujours, les moyens financiers définissaient la qualité des jupons et aussi leur quantité. En effet, une "dame" pouvaient superposer de nombreux jupons (on en aurait dénombré jusqu'à douze ! )
car elle n'avait pas d'activité physique. Une ouvrière, une artisane ou une fermière devait pouvoir bouger librement. C'est comme pour le corps baleiné, une question de logique.
Une femme de très modeste condition pouvait effectuer certains travaux en chemise; une autre, un peu mieux lotie, rajoutait un ou deux jupons et un corsage ou un corps souple qui restait visible.
Adélaïde, quant à elle, bien que travaillant à la ferme, n'exécutait pas les plus gros travaux, elle pouvait donc porter un jupon supplémentaire et un corsage sur son corps matelassé. En cas de sortie ou de visite, elle changeait de corsage ou y ajoutait des manchettes et un col, enfilait une jupe propre et le tour était joué !
Alors, quels jupons va emporter Adélaïde ?
Je réalise d'abord une jupe qui peut se poser sur le "cul de Paris" et qui a donc une forme particulière. Je l'ai fait assez courte car il ne doit pas gêner la marche. J'ai utilisé un coton rose, les couleurs étaient très variées donc je n'ai pas trop réfléchi.
On dit que ces jupes portaient des noms évocateurs; la plus visible "la discrète" ou "la modeste", l'intermédiaire " la friponne" et la plus proche du corps "la secrète".
Cette jupe rose serait donc une "secrète".
Le fait d'être porté sur le rembourrage lui donne une forme "en cloche" un peu bizarre, je verrai si ces jupons peuvent rester sous la dernière jupe ou si cela sera trop volumineux sur une poupée.
Fermeture par un cordon faisant le tour de la taille.



La forme est bizarre, surtout parce que je ne peux pas serrer davantage à la taille...

lundi 10 juin 2019

Adélaïde, le corset.

J'avais décidé de ne pas faire de corset et puis...tout de même, une garde-robe sans corps, ce n'était pas possible ! Me voilà donc embarquée dans la construction d'un corset qu'Adélaïde ne portera pas sous ses vêtements mais qui figurera dans la liste des bagages indispensables.
Le corps, puisque le mot " corset" n'apparaît qu'au 19ème siècle, est indispensable pour modeler la silhouette. Renforcé de "baleines", raidi avec un busc sur le devant ou simplement étroitement matelassé, il est porté par presque toutes les femmes et aussi par beaucoup de messieurs.
Dans les classes laborieuses, les femmes avaient besoin de leur liberté de mouvements, elles ne se reposaient que lorsqu'elles dormaient. Pas de corps à baleines ou de busc pour elles. Elle portaient un corps rembourré, matelassé, bien moins rigide que le corps à baleines.
Les femmes qui n'avaient pas besoin de s'activer pouvaient porter un corps plus rigide et donc plus restrictif. La mode demandait une taille fine, encore accentuée par l' ampleur des jupes, un buste plat, presque conique, les seins se trouvant remontés automatiquement; le dos ainsi maintenu obligeait les filles, dès leur jeune âge à se tenir très droites. On voit que ce corps modelait la silhouette de façon assez sévère.
Et Adélaïde, où se situe-t'elle ? Elle porte comme nous l'avons vu dans le premier chapitre de ses aventures, un corps léger qui lui laisse toute latitude de mouvements pour son quotidien. Concernant son séjour à Québec, elle portera ce même corps pour voyager. Par contre, dès qu'elle sera chez sa soeur, elle mettra un corps baleiné; elle se doit de "paraître" et de ne pas embarrasser Henriette par une tenue négligée.
Voici donc le corps matelassé qu'elle portera durant son voyage. J'ai étudié beaucoup de modèles et j'ai bidouillé un patron qui convenait à Madame Deslauriers. A cette échelle et avec mes petites connaissances, j'ai fait plusieurs patrons en papier et une toile que j'ai modifiée jusqu'à obtenir quelque chose de cohérent.
On met le "corps" sur la chemise pour deux raisons: un vêtement rigide à même la peau serait très inconfortable et surtout il serait très vite sale. La chemise procure une couche protectrice contre ces deux inconvénients.

Voyons de plus près...On voit le lacet qui passe sur le devant et revient sur l'arrière, ce qui assure une bonne prise pour tirer solidement. cela permet aussi à une femme seule de lacer à l'avance de façon lâche son "corps" puis de l'enfiler et de le resserrer tout en le plaçant correctement sans aide.

J'ai fait un laçage assez conforme à la réalité de l'époque. Le lacet aurait été très solide et bien long. J'ai utilisé un coton perlé fin car mes oeillets brodés ne pouvaient être trop larges, ça aurait été disproportionné.

Voilà! Adélaïde est presque prête à s'habiller.

Elle rajoute le "cul de Paris" qui va assurer une belle ampleur à ses jupons et elle peut continuer ses bagages et son habillage !
Le tissu de dessus est un simple coton, la doublure est du vieux drap de fil, très assoupli par les lavages et la couche intérieure est un molleton plat. J'ai matelassé en copiant sur des modèles réels d'époque mais comme toujours, l'échelle ne permet pas forcément une grande exactitude. Voici l'intérieur avant que je n'enlève le traçage, pour donner une idée.

Deux ou trois jours de travail pour un élément que je ne mettrai pas à Adélaïde au final mais un trousseau plus complet. La suite bientôt.

jeudi 6 juin 2019

Une chemise pour le bal

Encore une chemise ? Oui, nous sommes en train de faire les bagages d'Adélaïde, il en faut, des vêtements pour un séjour à Québec !
Adélaïde a préparé une nouvelle chemise, très fine et plus raffinée que celles qu'elle porte habituellement; aller à un bal chez Monsieur le Gouverneur est un évènement, elle se prépare avec soin, tout est pensé dans le moindre détail, même la chemise que normalement personne ne verra!
Celle-ci sera la dernière que je prépare, il faut aussi penser aux autres vêtements! Je l'ai coupée dans une fine batiste de coton un peu transparente. Elle comporte des goussets d'aisance sous les bras et une encolure froncée par un lacet. Le bas des larges manches est retenu dans un bord que je n'appellerai pas "poignets" car les manches sont plutôt 3/4 ; selon les manches du corsage que l'on porte, ce bord peut apparaître, c'est pourquoi il est parfois travaillé. Ici, il est simple, je n'ai pas encore décidé quelle fermeture je vais mettre.
Voici cette dernière chemise seule et avec le "cul" qui mettra les jupes en forme.



Voilà, les chemises sont empaquetées, sauf celle destinée au voyage, passons à la suite !