Bonjour ! Nous allons devoir porter des masques, c'est une certitude; j'ai donc entrepris d'en confectionner.
J'ai d'abord cousu un modèle à trois plis, avec élastiques mais nous trouvions cela gênant. Je suis donc passée aux liens, plus confortables. Puis, j'ai essayé le modèle proposé par l'AFNOR et je l'ai trouvé plus pratique.
Ça consiste en trois carrés de coton de vingt centimètres de côté, superposés et avec lesquels on crée un grand pli central.
C'est celui que je fais désormais.
J'ai fourni la famille et amis qui souhaitaient en recevoir.
Facilement lavables puisque tout coton, je les trouve pratiques; j'ai fait les courses en en portant un, pas de problème ! Lorsqu'il fera chaud, ce sera moins évident mais on ne peut pas tout avoir !
Voici une partie de ma production, rien d'extraordinaire car à la machine à coudre, je suis nulle. Je travaille à la main pour mes poupées, c'est plus facile pour moi. Mais là, il fallait utiliser la bête...
Les chats ont eu beaucoup de succès. Tous sont faits avec des tissus patchwork qui datent de l'époque où nous avions une boutique avec une amie.
A la prochaine pour une poupée, j'espère.
Je souhaite présenter et partager les vêtements que je réalise pour mes poupées , en couture ou en tricot . J'aime visiter l'histoire à travers la mode et mettre ces demoiselles en scène.
Blogs où j'aime aller
mardi 5 mai 2020
samedi 22 février 2020
De retour !
Voici le retour d'Adélaïde, mon héroïne du XVIII ème siècle. Je l'avais un peu délaissée, prise par d'autres activités. Mais je ne l'oubliais pas; je continue de lui confectionner une garde-robe pour son voyage à Québec.
Je lui ai déjà préparé plusieurs chemises de jour, une paire de bas bien chauds, un gilet de dessous matelassé et trois jupes ou jupons. Je voulais continuer avec une paire de poches pour la tenue de voyage mais j'ai finalement opté pour une robe. Celle-ci est une tenue de jour, assez modeste, qu'Adélaïde pourra mettre chez sa soeur pour recevoir des amies en sa compagnie; elle pourra également la porter à l'extérieur pour de simples visites ou pour se rendre à l'église, pour faire des emplettes.
Voici donc la nouvelle pièce du trousseau de ma fermière du Saint-Laurent.
Je lui ai déjà préparé plusieurs chemises de jour, une paire de bas bien chauds, un gilet de dessous matelassé et trois jupes ou jupons. Je voulais continuer avec une paire de poches pour la tenue de voyage mais j'ai finalement opté pour une robe. Celle-ci est une tenue de jour, assez modeste, qu'Adélaïde pourra mettre chez sa soeur pour recevoir des amies en sa compagnie; elle pourra également la porter à l'extérieur pour de simples visites ou pour se rendre à l'église, pour faire des emplettes.
Voici donc la nouvelle pièce du trousseau de ma fermière du Saint-Laurent.
La robe est en coton, trouvé dans mon stock de tissus patchwork; la fine dentelle en coton vient de mon carton inépuisable trouvé en vide-grenier. Elle a des manches trois-quart comme c'était la mode. la dentelle est volontairement discrète, il s'agit d'une tenue du quotidien, le décolleté est modeste et peut toujours être assagi par un mouchoir de cou.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je vais continuer à étoffer ce trousseau.
jeudi 5 septembre 2019
poupée chérie
J'ai quitté un moment le 18ème siècle pour m'occuper d'une poupée Chérie. j'ai offert une poupée à une petite-nièce et je lui confectionne de temps en temps des vêtements. Cette fois-ci, j'ai tricoté. Voici le résultat. Il y a aussi une petite jupe cousue, trois fois rien sans patron.
Le cache-coeur est un modèle Vaniline .
Le gilet à capuche est un modèle de "les voyages de Capucine". Je crois que le site n'existe plus, en tout cas, je ne l'ai pas trouvé, mais on trouve les tutos sur Pinterest.
Le Gilet gris, j'ai mélangé plusieurs modèles et fait à ma sauce !
Mitaines, jambières, sans modèle.
Bandeau chez Laramicelle.
Voilà ! Trois photos pour des bricoles:
Le cache-coeur est un modèle Vaniline .
Le gilet à capuche est un modèle de "les voyages de Capucine". Je crois que le site n'existe plus, en tout cas, je ne l'ai pas trouvé, mais on trouve les tutos sur Pinterest.
Le Gilet gris, j'ai mélangé plusieurs modèles et fait à ma sauce !
Mitaines, jambières, sans modèle.
Bandeau chez Laramicelle.
Voilà ! Trois photos pour des bricoles:
Jambières, cache-coeur et bandeau sont prévus pour la tenue de danseuse qui est achetée faite et emballée.
Je vais revenir habiller mon Adélaïde, qui trouve le temps long dans ses préparatifs de voyage !
dimanche 11 août 2019
Un jupon de plus !
Oui, mais ce jupon-ci est destiné à être porté dessus. Il ne me plaît pas vraiment car il est trop épais à la taille. J'ai beau savoir que ce problème d'épaisseur revient régulièrement, il m'est parfois difficile de trouver la solution. Une fois ôtées les couches de dessous, il sera un peu plus serré mais ce n'est pas encore ça !
Il est un peu rustique, pas salissant, parfait pour une tenue de voyage.
Celui d'Adélaïde est en fin lainage, le mien est en coton tissé; le lainage n'aurait pas été possible, surtout à la taille. J'ai ménagé deux grandes ouvertures latérales pour atteindre les poches ( que je vais bientôt attaquer ). Pour ce faire, le jupon a des liens que j'ai noués d'abord sur le devant, là où c'est un peu plus plat, puis dans le dos où ils seront dissimulés à l'intérieur.
Cela peut paraître exagéré de mettre autant de liens pour fermer les vêtements mais n'oublions pas qu'à cette époque, on avait à disposition des crochets, des liens et des épingles pour faire tenir ses habits. Les boutons existaient mais on les remarque surtout comme éléments décoratifs sur les riches vêtements des hommes où on les trouve à profusion.
Je pose parfois des pressions parce que c'est vraiment plus pratique à l'échelle d'une poupée et pour mettre et enlever les tenues mais je ne perds pas de vue que l'usage des liens étaient courant chez tout le monde.
Voici les photos, vous comprenez pourquoi ce jupon ne me satisfait pas; je verrai comment adapter un corsage à cette taille "épaissie".
Il est un peu rustique, pas salissant, parfait pour une tenue de voyage.
Celui d'Adélaïde est en fin lainage, le mien est en coton tissé; le lainage n'aurait pas été possible, surtout à la taille. J'ai ménagé deux grandes ouvertures latérales pour atteindre les poches ( que je vais bientôt attaquer ). Pour ce faire, le jupon a des liens que j'ai noués d'abord sur le devant, là où c'est un peu plus plat, puis dans le dos où ils seront dissimulés à l'intérieur.
Cela peut paraître exagéré de mettre autant de liens pour fermer les vêtements mais n'oublions pas qu'à cette époque, on avait à disposition des crochets, des liens et des épingles pour faire tenir ses habits. Les boutons existaient mais on les remarque surtout comme éléments décoratifs sur les riches vêtements des hommes où on les trouve à profusion.
Je pose parfois des pressions parce que c'est vraiment plus pratique à l'échelle d'une poupée et pour mettre et enlever les tenues mais je ne perds pas de vue que l'usage des liens étaient courant chez tout le monde.
Voici les photos, vous comprenez pourquoi ce jupon ne me satisfait pas; je verrai comment adapter un corsage à cette taille "épaissie".
Voilà ! Maintenant, je pense m'occuper d'une paire de poches; rien ne dit qu'Adélaïde n'en aura pas une deuxième mais je vais commencer par des poches pratiques, pas trop décorées, pensées pour le voyage.
lundi 15 juillet 2019
Adélaïde gilet matelassé
Voici une pièce de la garde-robe que je n'avais pas prévue au départ mais que j'ai croisée au fil de mes recherches: un gilet matelassé. Je ne sais pas comment s'appelait cette pièce mais j'en ai vu plusieurs exemples dans les musées.
Au Moyen-Âge, on parle déjà de ce type de vêtements, portés sous les autres et destinés à protéger du froid, femmes ou hommes indifféremment. Un gilet doublé, rembourré et surpiqué pouvait aussi être porté par le soldats pour se prémunir contre les armes ennemies.
Adélaïde va voyager sur le Saint-Laurent et chaque matin, le départ sera donné très tôt; elle sait qu'elle devra affronter le froid du petit matin et l'humidité du fleuve. Un bon gilet matelassé sera une protection efficace contre ces éléments. Elle le retirera quand il fera meilleur dans la journée.
Lorsque "mon" Adélaïde revêtira la tenue de voyage complète, elle ne portera pas toutes les couches de vêtements, sous peine de ressembler à un ( joli ) tonneau. J'ai fait cette pièce pour le plaisir.
Je suis un peu déçue car on ne voit plus le motif de feuillage, patiemment dessiné; une fois matelassé, il est perdu ! Et je ne sais pas comment fermer proprement ce gilet.
Finalement, j'ai essayé la pose de petits oeillets comme je le fais en scrapbooking. L'épaisseur rend le travail délicat mais bon, j'y suis arrivée; ça ne tiendra peut-être pas longtemps mais ce gilet n'est pas destiné à être mis et enlevé sans cesse.
Le lacet est une petite cordelière faite avec un coton à broder Ulenhof, mat. Voici le schéma que j'ai trouvé sur Pinterest et qui m'a permis de faire mon patron.
Au Moyen-Âge, on parle déjà de ce type de vêtements, portés sous les autres et destinés à protéger du froid, femmes ou hommes indifféremment. Un gilet doublé, rembourré et surpiqué pouvait aussi être porté par le soldats pour se prémunir contre les armes ennemies.
Adélaïde va voyager sur le Saint-Laurent et chaque matin, le départ sera donné très tôt; elle sait qu'elle devra affronter le froid du petit matin et l'humidité du fleuve. Un bon gilet matelassé sera une protection efficace contre ces éléments. Elle le retirera quand il fera meilleur dans la journée.
Lorsque "mon" Adélaïde revêtira la tenue de voyage complète, elle ne portera pas toutes les couches de vêtements, sous peine de ressembler à un ( joli ) tonneau. J'ai fait cette pièce pour le plaisir.
Je suis un peu déçue car on ne voit plus le motif de feuillage, patiemment dessiné; une fois matelassé, il est perdu ! Et je ne sais pas comment fermer proprement ce gilet.
Finalement, j'ai essayé la pose de petits oeillets comme je le fais en scrapbooking. L'épaisseur rend le travail délicat mais bon, j'y suis arrivée; ça ne tiendra peut-être pas longtemps mais ce gilet n'est pas destiné à être mis et enlevé sans cesse.
Le lacet est une petite cordelière faite avec un coton à broder Ulenhof, mat. Voici le schéma que j'ai trouvé sur Pinterest et qui m'a permis de faire mon patron.
Quelques exemples historiques
Et maintenant, le résultat de mon travail sur Adélaïde. J'avais imaginé quelque chose de plus raffiné mais comme toujours, l'échelle de travail me pose problème.
On aperçoit deux petits points de broderie rouges sur l'arrière. je les ai faits pour donner une forme un peu "cintrée", très peu mais ça permet au devant de rester ouvert afin que le laçage soit possible.
Bon, passons à la suite...Qu'est-ce que ça va être? La suite de la garde-robe mais je ne sais pas encore quelle pièce je vais attaquer. Une jupe, certainement car pour le moment, Adélaïde n'en possède pas assez...
samedi 22 juin 2019
les jupons suite
Le premier jupon ne me satisfaisait pas vraiment et à force de le regarder sous tous les angles, j'ai conclu que c'est le "cul" qui n'allait pas. Il était un peu trop volumineux. Me voici donc partie pour faire un troisième exemplaire; oui, je n'ai même pas parlé du premier !
Celui-ci est plus modeste mais pour un usage assez fréquent, il me semble plus réaliste. Dans la foulée, j'ai réalisé un deuxième jupon, un peu plus fin que le premier. Voilà le résultat, le "cul" et les deux jupons par-dessus.
J'ai dessiné une forme qui correspondait aux mesures du jupon; en effet, il faut tenir compte de la différence de hauteur entre le devant, les côtés et le dos, le "cul" prenant de la place, il faut tout de même arriver bien droit au niveau de l'ourlet.
Je vais combiner encore un ou deux jupons, toujours dans l'optique d'une garde-robe de voyage.
Celui-ci est plus modeste mais pour un usage assez fréquent, il me semble plus réaliste. Dans la foulée, j'ai réalisé un deuxième jupon, un peu plus fin que le premier. Voilà le résultat, le "cul" et les deux jupons par-dessus.
J'ai dessiné une forme qui correspondait aux mesures du jupon; en effet, il faut tenir compte de la différence de hauteur entre le devant, les côtés et le dos, le "cul" prenant de la place, il faut tout de même arriver bien droit au niveau de l'ourlet.
Je vais combiner encore un ou deux jupons, toujours dans l'optique d'une garde-robe de voyage.
Voici le nouveau "cul" porté sur la chemise.
Je rajoute le jupon rose...
...Et le jupon blanc par-dessus...
On retrousse...
...Une vue plus sage...
Je rajoute le corset sous les deux jupons et le "cul"...
...La même chose de profil.
Voilà pour le moment; je pense à un modèle de jupon un peu chaud et puis un autre plus "falbalas" pour le bal. On va voir tout ça, à très vite !
samedi 15 juin 2019
Les jupons d'Adélaïde
Jusqu'au 19ème siècle, on parlait des jupes pour désigner les différentes couches portées de la taille au sol.On dirait aujourd'hui jupons et jupe pour la dernière. Mais s'ils portaient le même nom, ils n'étaient pas tous semblables.
Comme toujours, les moyens financiers définissaient la qualité des jupons et aussi leur quantité. En effet, une "dame" pouvaient superposer de nombreux jupons (on en aurait dénombré jusqu'à douze ! )
car elle n'avait pas d'activité physique. Une ouvrière, une artisane ou une fermière devait pouvoir bouger librement. C'est comme pour le corps baleiné, une question de logique.
Une femme de très modeste condition pouvait effectuer certains travaux en chemise; une autre, un peu mieux lotie, rajoutait un ou deux jupons et un corsage ou un corps souple qui restait visible.
Adélaïde, quant à elle, bien que travaillant à la ferme, n'exécutait pas les plus gros travaux, elle pouvait donc porter un jupon supplémentaire et un corsage sur son corps matelassé. En cas de sortie ou de visite, elle changeait de corsage ou y ajoutait des manchettes et un col, enfilait une jupe propre et le tour était joué !
Alors, quels jupons va emporter Adélaïde ?
Je réalise d'abord une jupe qui peut se poser sur le "cul de Paris" et qui a donc une forme particulière. Je l'ai fait assez courte car il ne doit pas gêner la marche. J'ai utilisé un coton rose, les couleurs étaient très variées donc je n'ai pas trop réfléchi.
On dit que ces jupes portaient des noms évocateurs; la plus visible "la discrète" ou "la modeste", l'intermédiaire " la friponne" et la plus proche du corps "la secrète".
Cette jupe rose serait donc une "secrète".
Le fait d'être porté sur le rembourrage lui donne une forme "en cloche" un peu bizarre, je verrai si ces jupons peuvent rester sous la dernière jupe ou si cela sera trop volumineux sur une poupée.
Comme toujours, les moyens financiers définissaient la qualité des jupons et aussi leur quantité. En effet, une "dame" pouvaient superposer de nombreux jupons (on en aurait dénombré jusqu'à douze ! )
car elle n'avait pas d'activité physique. Une ouvrière, une artisane ou une fermière devait pouvoir bouger librement. C'est comme pour le corps baleiné, une question de logique.
Une femme de très modeste condition pouvait effectuer certains travaux en chemise; une autre, un peu mieux lotie, rajoutait un ou deux jupons et un corsage ou un corps souple qui restait visible.
Adélaïde, quant à elle, bien que travaillant à la ferme, n'exécutait pas les plus gros travaux, elle pouvait donc porter un jupon supplémentaire et un corsage sur son corps matelassé. En cas de sortie ou de visite, elle changeait de corsage ou y ajoutait des manchettes et un col, enfilait une jupe propre et le tour était joué !
Alors, quels jupons va emporter Adélaïde ?
Je réalise d'abord une jupe qui peut se poser sur le "cul de Paris" et qui a donc une forme particulière. Je l'ai fait assez courte car il ne doit pas gêner la marche. J'ai utilisé un coton rose, les couleurs étaient très variées donc je n'ai pas trop réfléchi.
On dit que ces jupes portaient des noms évocateurs; la plus visible "la discrète" ou "la modeste", l'intermédiaire " la friponne" et la plus proche du corps "la secrète".
Cette jupe rose serait donc une "secrète".
Le fait d'être porté sur le rembourrage lui donne une forme "en cloche" un peu bizarre, je verrai si ces jupons peuvent rester sous la dernière jupe ou si cela sera trop volumineux sur une poupée.
Fermeture par un cordon faisant le tour de la taille.
La forme est bizarre, surtout parce que je ne peux pas serrer davantage à la taille...
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